"Commencer par le soir", c'est élire l'hiver saison première. Troquer la droite du temps contre l'infini de la sphère et écrire jusqu'à la dernière page, comme Cocteau sur la dalle: "Je débute". Françoise Lison-Leroy fait la nique au temps qui fuit et lance dans le ciel de la pensée des éclairs de poésie métaphysique. François Jacqmin, l'Unique, savait écouter le silence du bourgeon. Françoise Lison-Leroy se met, elle aussi, à entendre le bouton silencieux.

Pascal Goffaux, RTBF, in "Le carnet et les instants", janvier 2003

Françoise Lison-Leroy est née au Pays des Collines, en Belgique, entre une école rurale et un grand paysage. Elle habite à Blandain (Tournai) et participe aux pages culturelles du journal L'Avenir - Le Courrier de l'Escaut.

Poète, elle a publié une trentaine de recueils. De "La mie de terre est bonne" (1983) à "Le silence a grandi" (2015), elle tente de dire la même petite chose, neuve, essentielle, qui a toute sa ferveur.

Ses récents ouvrages sont édités chez Esperluète, Rougerie, Luce Wilquin, L'Âne qui butine, Les Déjeuners sur l'herbe.

"Le silence a grandi" (éditions Rougerie) a reçu, le 15 mai 2017, à Bruxelles, le prix triennal de poésie de la Communauté française. Il recevra, en automne 2017, à Paris, le prix du poème en prose Louis-Guillaume.

Roulotte